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Les titres des films (en gras) renvoient à la page de ces films, où se trouvent leur fiche technique, des photos, des articles, et le film lui-même en accès libre.

J’ai commencé par faire trois films documentaires en AMÉRIQUE DU SUD à la fin des années 60 :
Cuarahy Ohecha (Le soleil l’a vu) - Manojhara (La région de la mort) - Los Dias de Nuestra Muerte (Les jours de notre mort).
Je n’y suis retourné que quarante ans plus tard ayant tout oublié, sauf ce que je ne peux pas oublier et que je raconte dans mon dernier film, Memoria desmemoriada (Retour au Paraguay).

Au début des années 70, devenu militant aux Cahiers de Mai, j’ai fabriqué dans l’urgence quelques FILMS DE LUTTE commandités par des ouvriers en grève ou qui allaient se mettre en grève. La plupart sont perdus, mais il reste le premier et le dernier : Dossier Penarroya : les deux visages du trust et LIP ou le Goût du collectif, sélectionné au festival de Cannes (Perspectives du cinéma français) en 1977.

Après l’échec relatif du film que j’ai tenté de faire en 1981 sur un couple d’amis (Passage à l’Inde),
j’ai pensé : si tu veux parler de choses intimes, parle de toi-même. C’est ainsi que j’ai réalisé, au cours des ans, quatre FILMS AUTOBIOGRAPHIQUES très différents les uns des autres:
Le Documentariste ou le Roman d’enfance (1988), La lettre jamais écrite (plan-séquence d’une heure de la série LIVE - 1990), Célébrations (1991-1999), Retour au Paraguay (2011-2015).

Au tournant des années 90, j’ai voulu faire une série d’émissions sur LES DOCUMENTARISTES .
Le premier numéro, consacré à Jean Rouch - et qu’il considérait lui-même comme son Premier film enfin achevé - a eu un certain succès, mais ARTE n’a pas donné suite. J’ai quand même réalisé un deuxième numéro avec Jonas Mekas (Visiting Jonas Mekas) mais, peu satisfait du résultat, je l’ai entièrement remonté et c’est devenu un journal de voyage, Célébrations, où il est plus question de moi, de ma femme et de la guerre du Golfe, que de Mekas.
En 1994, nouvelle tentative de faire une série, non pas d’émissions mais de Plans Lumière, à l’occasion du centenaire de l’invention du cinématographe. Il n’en est sorti que 17 plans-minute de Robert Kramer, 1 de Chris Marker, 2 de Guy Olivier et 5 de moi.

Rouch et Mekas ont en commun d’avoir filmé une pièce de THEÂTRE en une seule « prise », comme s’ils assistaient à un événement ou un rituel dans la vie et tentaient de le prendre sur le vif, sans couper. J’ai suivi leur exemple avec le chef d’oeuvre de Copi, L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer, mis en scène sans concession par Philippe Adrien, et qui appartient à la même époque, c’est-à-dire au théâtre violent et très engagé des années 60. J’ai filmé plusieurs autres pièces de la même façon. Je n’ai pas fait l’effort de les remastériser. Mais j’ai conservé la séance de maquillage et d’échauffement qui précède une autre pièce de Copi, et que j’ai appelée : Les 4 Jumelles se font belles.

Deux jours après le début de la seconde Intifada, j’ai décidé d’aller en PALESTINE. J’ai réalisé d’abord Palestine Palestine (2001), Premier Prix du festival des Droits de l’Homme de Sucre, puis Réminiscences d’un voyage en Palestine, Grand Prix du festival « Traces de Vies » 2004, et enfin une trentaine de croquis et d’histoires que j’ai regroupés, avec le rêve du cirque bleu, sous le titre Il pleut une pluie sans pluie (2017). On peut voir les deux premières parties séparément sous les titres : Histoires ordinaires et Nouveau voyage en Grande Garabagne. Avec le même matériel, j’ai aussi réalisé une installation sur 12 moniteurs, Territoires Occupés, qui a été montée dans plusieurs pays, galeries, biennales - une installation sur un écran, Le Mur sans fin (souvent montée avec Territoires Occupés) - et une installation sur trois écrans, Out of the Past. Enfin, j’ai filmé une chanson des Refuggee Rappers du camp de Dheisheh : MONEY (le Flouze).

Le jour des ÉLECTIONS AMÉRICAINES de 2004, je déjeunais avec Jonas Mekas à New York.
La satisfaction avec laquelle il mangeait son homard m’a fait penser à la fameuse expérience de Koulechov et inspiré le petit film Election Day. Quatre ans plus tard, j’étais de nouveau à New York le jour des élections. J’ai eu l’idée, plus évidente, de filmer l’annonce de l’élection de Barak Obama à Harlem. Le film s’est d’abord appelé « Obama Song » puis, les espoirs de cette nuit d’automne s’étant évanouis, je l’ai renommé Rêves d’une nuit d’automne.